• DECES DE CHARLES AZNAVOUR

     

    CHARLES AZNAVOUR NOUS A QUITTES

    Le 1er octobre 2018

    A l'âge de 94 ans...

     

     

     

     Je partage ici ma chanson préférée

    celle où il aborde avec pudeur le thème de l'homosexualité

    encore très tabou à l'époque....

     

     

     

     

     

    J'habite seul avec maman

    Dans un très vieil appartement rue Sarasate

    J'ai pour me tenir compagnie

    Une tortue deux canaris et une chatte.

    Pour laisser maman reposer

    Très souvent je fais le marché et la cuisine

    Je range, je lave, j'essuie,

    A l'occasion je pique aussi à la machine.

    Le travail ne me fait pas peur

    Je suis un peu décorateur

    un peu styliste

    Mais mon vrai métier c'est la nuit.

    Je l'exerce en travesti,

    je suis artiste.

    J'ai un numéro très spécial

    Qui finit en nu intégral après strip-tease,

    Et dans la salle je vois que

    Les mâles n'en croient pas leurs yeux.

    Je suis un homme oh ! comme ils disent.

     

    Vers les trois heures du matin

    On va manger entre copains

    de tous les sexes

    Dans un quelconque bar-tabac Et là on s'en donne à cœur joie

    et sans complexe

    On déballe des vérités Sur des gens qu'on a dans le nez,

    on les lapide.

    Mais on le fait  avec humour

    Enrobé dans des calembours mouillés d'acide

    On rencontre des attardés

    Qui pour épater leurs tablées marchent et ondulent

    Singeant ce qu'ils croient être nous

    Et se couvrent, les pauvres fous, de ridicule

    Ça gesticule et parle fort.

    Ça joue les divas, les ténors de la bêtise.

    Moi les lazzi, les quolibets

    Me laissent froid puisque c'est vrai.

    Je suis un homo comme ils disent.

     

    A l'heure où naît un jour nouveau

    Je rentre retrouver mon lot de solitude.

    J'ôte mes cils et mes cheveux

    Comme un pauvre clown malheureux de lassitude.

    Je me couche mais ne dors pas

    Je pense à mes amours sans joie si dérisoires.

    A ce garçon beau comme un Dieu

    Qui sans rien faire a mis le feu à ma mémoire.

    Ma bouche n'osera jamais Lui avouer mon doux secret mon tendre drame

    Car l'objet de tous mes tourments Passe le plus clair de son temps

    au lit des femmes

    Nul n'a le droit en vérité

    De me blâmer de me juger et je précise

    Que c'est bien la nature qui

    Est seule responsable

    si Je suis un homo comme ils disent

     

     

     

      

     

     

     


  • Commentaires

    1
    Samedi 13 Octobre à 16:18

    Bonjour,

    merci à toi pour rendre hommage à ce grand monsieur !

    une étoile s'est éteinte ! hélas !

    un artiste , un grand !

    bien amicalement

    claude yes

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