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    75 Millions d'albums vendus dans le monde et un suicide à 27 ans...

    Voilà le grand écart qui résume la vie de Kurt Cobain, chanteur et guitariste du group Nirvana,

    et dont l'existence a été faite de paradoxes et de tiraillements.

     

    De son enfance à Averdeen jusqu'à son suicide à Seattle en 1994,

    sa trajectoire est une succession de déconvenues personnelles, artistiques et physiques,

    même si l'addiction à l'héroïne rend sa personnalité moins lisible.

     

    Né hyperactif, le blondinet chante ses premières chansons avant même de réellement savoir parler.

    Alors que les gamins de son quartier préfèrent s'essayer aux sports,

    lui reste terré dans sa chambre pour s'adonner à toute forme de création artistique.

    Il peint, dessine et très vite joue de la musique.

    A l'âge de sept ans, il reçoit un cadeau qui change sa vie, une guitare.

     

     

     

     

    Son histoire d'amour avec Courtney Love, personnage trash du rock américain, fait de lui un père de famille.

    Elle lui offre un havre de paix mais devient aussi un point de crispation pour ses fans, son entourage et finalement pour lui-même.

    Pour comprendre Kurt Cobain, il faut aussi se pencher sur son rapport ambigu au succès.

    Enfant il se rêve en rock star. Devenu Rock star, il rejette l'industrie du disque.

     

    Son parcours dessine le portrait d'un être ultrasensible sur scène, dans ses textes, ses amitiés ou son appréhension du public,

    et d'un paradoxe vivant, qui rêve d'un destin illustre mais n'est pas taillé pour la célébrité.

     

    Pendant des mois, Kurt Cobain enchaîne  les crises de panique, les overdoses et les tentatives de suicide.

     

    Le 8 avril 1994,

    un électricien retrouve le corps de Kurt Cobain dans sa maison,

    un fusil de chasse et une lettre de suicide à côté de lui.

    Le musicien s'en est allé trois jours plus tôt.

     

    Reste son œuvre :

    trois albums, deux albums live, une compilation et des carnets couverts de textes et de dessins,

    laissent la trace brûlante d'un jeune artiste mal dans sa peau.

     

     

     

     

    La haine, le désespoir, la mort, la fragilité, le viol,

    les viscères et la douleur sont les thèmes récurrents de ses chansons,

    de ses carnets intimes et de ses nombreux dessins.

    Ils sont la manifestation d'un besoin irrépressible de créer

    et posent en filigrane une question :

    quel était ce feu que Kurt Cobain cherchait à apprivoiser ?

     

    SOURCE : FRANCE CULTURE

     

     

       

     

     

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  • Ce texte, extrait du livre d'Erwan Larher,

    "Ce Livre que je ne voulais pas écrire"

    est le reflet exact de ce que j'ai vécu il y a quelques dizaines d'années....

    Je voulais vous le faire partager....

     

     

     

    Flash Back

    Flash BackFlash Back

     

     

     

     

    "Tu écoutes du rock. Du rock barbelé de guitares et de colère. Depuis la préadolescence.

    Môme, il te fallait une autorisation paternelle avant de te servir de la chaîne stéréo.

    Inépuisable enchantement : le petit levier à pousser pour faire décoller le bras, qui porte en son extrémité la tête de lecture,

    tête que tu places , en fermant un œil pour plus de précision, au dessus du bord du vinyle

      "le plateau s'est mis à tourner",

    puis fais descendre, toujours à l'aide du petit levier,

    il s'agit de ne pas rater son coup, jusqu'à ce que le saphir se pose en craquotant sur le 33 tours.

    Quelques secondes et le salon vibre d'une énergie magique,

    qui t'enlace comme si la musique t'était immanente et que les grandes enceintes fabriquées par ton père se contentaient de la révéler.

     

    La cassette de Léonard Cohen, le double rouge et le double bleu des Beatles, le Köln Concert un peu usé aux coins, objets sacrés.

    Tu émerges à peine de l'enfance quand s'ouvre la bande FM.

    Tout devient accessible soudain.

    Tu enregistres (il faut appuyer sur play et record à la fois)

    Alain Bashung et Depeche Mode, Police et Kim Wilde, les Stray Cats et des groupes inconnus sur des radios locales.

    C'est du punk.

    Le verdict de David Imbert est sans appel.

    Tu as douze ans, lui quatorze. Votre 4em B est en classe verte du côté de Chamonix.

    Tu viens de faire écouter à David ton titre préféré de ton dernier patchwork musical, enregistré sur une BASF  Chrome 90 minutes.

    Les 120 minutes sont trop fragiles et la bande s'emmêle souvent, les 60 minutes trop courtes pour caser un album sur une seule face

    (ainsi il te manquera longtemps sur l'une d'elles la fin d'une chanson des Sex Pistols,

    que tu seras tout étonné des années plus tard d'entendre en entier, habitué que tu étais à ce qu'elle s'interrompît au milieu d'un refrain.

     

    En général tu reportes sur la jaquette de la cassette le titre du morceau et le nom du groupe, mais parfois l'animateur ne les donne pas ;

    d'autres fois tu notes à la volée ce que tu entends, Original Sin par Inek 16,

    groupe dont  tu n'as jamais trouvé aucun album dans les supermarchés où tu suivais ta mère

    dans l'espoir qu'elle fléchirait devant ton insistance -allez, steuplaît m'man, juste un 45 tours"...

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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    LE CANCRE

     

     

    Souvenir - Souvenir - poésie

     

    Il dit non avec la tête

    Mais il dit oui avec le cœur,

    Il dit oui à ce qu'il aime

    Il dit non au professeur.

     

    Il est debout,

    On le questionne,

    Et tous les problèmes sont posés.

    Soudain le fou rire le prend?

    Et on efface tout.

     

    Les chiffres et les mots,

    Les dates et les noms,

    Les phrases et les pièges,

    et malgré les menaces du maître,

    Sous les huées des enfants prodiges,

    avec les craies et toutes les couleurs,

    Sur le tableau noir du malheur,

    Il dessine le visage du bonheur.

     

    JACQUES PREVERT 

     

     

     

     

     

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    "Vais je tomber, ne pas tomber ? "

    Se disait la dernière pomme,

    J'ai résisté aux vents d'automne,

    Aux pluies, aux premières gelées.

     

     

    La Dernière Pomme - Maurice Carême

     

     

    Il ne faut pas que j'abandonne

    Mon fidèle ami le verdier.

    Vais je tomber, ne pas tomber ?

    Il y va de mon cœur de pomme.

     

     

    La Dernière Pomme - Maurice Carême

     

     

     

    Je suis d'or rouge et de miel jaune,

    Comme une lune à son lever,

    Et j'éclaire tout le pommier.

    Non, non, verdier, je me cramponne,

    J'attendrai l'hiver pour tomber.

     

     

    MAURICE CAREME.

     

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    J'avais oublié cette chanson des années 82...

    Catherine Ferry et Balavoine dans "Bonjour Bonjour"...

    Que de souvenirs !

     

     


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    LA LAITIERE ET LE POT AU LAIT - JEAN DE LA FONTAINE

     

     

     

    Pérette sur sa tête ayant un pot au lait

    Bien posé sur un coussinet,

    Prétendait arriver sans encombre à la ville.

    Légère et court vêtue, elle allait à grands pas,

    Ayant mis ce jour là, pour être plus agile,

    Cotillon simple et souliers plats.

     

    Notre laitière ainsi troussée,

    comptait déjà dans sa pensée,

    Tout le prix de son lait, en employait l'argent,

    Achetait un cent d'œufs, faisait triple couvées.

    La chose allait à bien par son soin diligent.

     

    "Il m'est disait elle, facile d'élever des poulets autour de ma maison ;

    Le renard sera bien habile, s'il ne m'en laisse assez pour avoir un cochon.

    Le porc à s'engraisser, coutera peu de sou.

    Il était quand je l'eus de grosseur raisonnable.

    J'aurai, le revendant de l'argent bel et bon.

    Et qui m'empêchera de mettre en notre étable,

    Vu le prix dont il est, une vache et son veau,

    Que je verrai sauter au milieu du troupeau ?"

     

    Perrette là-dessus, saute aussi, transportée...

    Le lait tombe, adieu veau, vache, cochon, couvée.

    Le dame de ces biens, quittant d'un oeuil marri,

    La fortune ainsi répandue,

    Va s'excuser à son mari,

    En grand danger d'être battue.

    Le récit en farce en fut fait,

    On l'appela "Le pot au Lait".

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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