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    L'APOLOGIE - MATMATAH

     

    Cette étrange cigarette ne nous rend pas hagard

    L'an 2000 approchant, rattraper le retard

    Vivons à notre époque et dédramatisons

    Non bien sûr, le pétard n'élève pas la raison.

     

    Je le conseille tout de même avec modération

    Comme cet alcool qu'on prend jusqu'à la déraison,

    et pour quelques noyés est devenu passion

    Mais l'église ne dit rien, la cirhose a raison.

     

    Voir un homme tituber ne choque pas la morale

    Mais l'alcool tant loué vus est parfois fatal

    Et le joint si léger dans mon pays natal

    Des libertés de l'homme devrait être banal.

     

    Malheureusement chez nous, il se vend en sous main,

    Si peu dangereux qu'il soit, l'Etat lui fait la guerre,

    Pour une fausse morale, parce qu'il n'en touche rien,

    Voilà la vérité dans cette triste affaire.

     

    Un pétard ou un Ricard, si t'as vraiment le cafard,

    a choisir y'a pas photo, mois, je choisis le maroco,

    Les alcools ont leurs soulards, le cana c'est le panard,

    Y'en a qui le mystifient, mois je fais son apologie.

     

    Ce serait pourtant si simple de le légaliser,

    Deux petits joints par jour, c'est anti dépresseur,

    Si l'état, dans ce cas, n'était pas l'agresseur,

    Le peuple tout entier pourrait mieux respirer.

     

    C'est encore cette fois par l'argent que le bât blesse

    Si au moins le hashish pouvait emplir les caisses

    Nos dirigeants affables fermeraient bien les yeux

    Et parfois avec nous s'envoleraient aux cieux.

     

    L'alcool et le tabac ont le droit de tuer,

    Car aux comptes de l'Etat apportent leurs deniers,

    Messieurs Dames, mourrez donc d'alcool et de fumée,

    La patente est payée, la mort autorisée.

     

     

     

     

     

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  • L'EQUILIBRE

     La première nuit on s'emboite puis transpirant on se décolle

    Dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe

    Les milliers de mots suffoquent besoin d'air et besoin d'espace

    Nos pieds persistent puisqu'ils se touchent puis l'on s'évite puisqu'on se lasse

    On rêve d'un goût inconnu dans la bouche

    La nostalgie ne fait plus effet c'est une pilule qui nous étouffe

    Puis vient cette femme qui tourne autour qui fait sa danse et qui sème le doute

    Et qui l'arrose de ses sourires mon dieu que la sensation est douce.

     

    L'équilibre est fragile

    Quand on navigue entre les rives

    Je commence tu termines

    L'orage nous tient immobiles

     

    Elle appuie là où ça fait mal jusqu'à ce que je craque

    Jusqu'à ce que mes valeurs s'effondrent et que je passe à l'acte

    Alors calmement tout explose

    Il y aura l'avant et l'après

    Comme une dose d'adrénaline sulfureusement injectée

    Puis je rentre tous les soirs chaque fois un peu plus tard

    Avant chaque baiser c'est la douche pour se dire bonjour et bonsoir

    J'ai l'impression de devenir fou, c'est l'arythmie dans le myocarde

    Est ce que je perds pied, est ce que c'est bien la fin de notre histoire.

     

    L'équilibre est fragile

    Quand on navigue entre les rives

    Je commence tu termines

    L'orage nous tient immobiles

     

    Cette nuit tu n'as pas dormi, je t'ai trouvé dans le noir,

    Les yeux gonflés par le mépris, par la tristesse et par la rage,

    La voix cassée par les larmes tu veux connaître tous les détails

    Où, quand, comment ce qu'elle a de plus que toi,

    Comme l'enfant désemparée j'essaie de te prendre dans mes bras

    Mais la porte claque ma vie vient de juste voler en éclat

    Et le silence me tabasse quand je n'entends plus ta voix,

    J'essaie de prendre la mesure, l'étendue des dégâts mais c'est trop tard.

     

    L'équilibre est fragile

    Quand on navigue entre les rives

    Je commence tu termines

    L'orage nous tient immobiles

     

    On me dit que tu vas bien, et que tu as refait ta vie

    Qu'il n'st pas du tout comme moi, qu'il ne te fera jamais souffrir

    Mais moi je ne vais pas bien, moi je n'ai pas refait ma vie

    Je me retrouve juste comme un con dans une mauvaise comédie romantique

    A écouter nos chansons, à regarder nos vieux films

    Jusqu'à connaître par cœur les premières lettres qu'on s'est écrites

    Mais quand l'amour est trop fort il ne veut pas qu'on s'en défile

    Je te retrouve devant ma porte avec les deux petites valises.

     

    L'équilibre est fragile

    Quand on navigue entre les rives

    Je commence tu termines

    L'orage nous tient immobiles

     

    La première nuit on s'emboîte puis transpirant on se décolle

    Dos à dos comme une longue caresse qui lentement se dérobe

    Les milliers de mots suffoquent besoin d'air et besoin d'espace

    Et j'ai l'impression que chaque soir, c'est toi qui rentre un peu plus tard.

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  • QUATRE MURS ET UN TOIT - BENABAR

     

    Un terrain vague, de vagues clôtures, un couple divague sur la maison future,

    On s'endette pour 30 ans, ce pavillon sera le nôtre et celui de nos enfants corrige la femme enceinte.

    Les travaux sont finis, du moins le gros œuvre, ca sent le plâtre et l'enduit et la poussière toute neuve,

    Le plâtre et l'enduit, et la poussière toute neuve.

     

    Des ampoules à nu pendant des murs du plafond, le bébé est né, il joue dans le salon,

    On ajoute à l'étage une chambre de plus, un petit frère est prévu pour l'automne.

    Dans le jardin les arbres aussi grandissent, on pourra y faire un jour une cabane,

    On pourra y faire, un jour une cabane.

     

    Les enfant ont poussé, ils sont trois maintenant, on remplit sans s'douter le grenier doucement,

    Le grand habite le garage pour être indépendant, la cabane s'est dommage est à l'abandon,

    Monsieur rêverait de creuser une cave à vins, Madame préfèrerait une deuxième salle de bain, 

    Ca sera une deuxième salle de bain.

     

    Les enfants vont et viennent chargés de linge sale, ça devient un hôtel la maison familiale,

    On a fait un bureau dans la p'tite pièce d'en haut et des chambres d'amis, les enfants sont partis

    Ils ont quitté le nid sans le savoir vraiment, petit à petit, et vêtement par vêtement,

    Petit à petit, et vêtement par vêtement.

     

    Ils habitent à Paris des apparts sans espace alors qu'ici il y a trop de place,

    On va poser tu sais des stores électriques, c'est un peu laid s'est vrai, mais c'est plus pratique,

    La maison somnole comme un chat fatigué, dans son ventre ronronne la machine à laver...

    Dans son ventre raisonne, la machine à laver...

     

    Les petits enfants espérés apparaissent et dans le frigo on remet des glaces,

    La cabane du jardin retrouve une deuxième jeunesse, c'est le consulat que rouvre les gosses,

    Le grenier sans bataille livre ses trésors, ses panoplies de cowboys aux petits ambassadeurs

    Qui colonisent pour la dernière fois, la modeste terre promise,

    Quatre murs et un toit.

     

    Cette maison est en vente comme vous le savez, je suis, je me présente, agent immobilier,

    Je dois vous prévenir si vous voulez l'acheter, je préfère vous le dire cette maison est hantée,

    Ne souriez par Monsieur, n'ayez crainte Madame, c'est hanté c'est vrai mais de gentils fantômes,

    de pleurs et de bagarre et de copieux quatre-heures

    "finis tes devoirs" "il est trop lourd mon cartable"

    "laisse tranquille ton frère" "les enfants à table"

    Ecoutez la musique, est ce que vous l'entendez ?

     

     

     

     

     

     

     

     

    E

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    SOS - INDILA

     

    C'est un SOS, je suis touchée, je suis à terre

    Entends-tu ma détresse, y'a-t-il quelqu'un ?

    Je sens que je me perds...

     

    J'ai tout quitté mais ne m'en veux pas

    Fallait que je m'en aille, je n'étais plus moi,

    Je suis tombée tellement bas

    Que plus personne ne me voit.

    J'ai sombré dans l'anonymat,

    combattu le vide et le froid, le froid

    J'aimerais revenir, je n'y arrive pas

     

    Je suis rien, je suis personne,

    J'ai toute ma peine comme royaume

    Une seule arme m'emprisonne

    Voir la lumière entre les barreaux,  

    et regarder comme le ciel est beau

    Entends tu ma voix qui résonne.

     

    C'est un SOS, je suis touchée, je suis à terre,

    Entends-tu ma détresse, y'a-t-il quelqu'un

    Je sens que je me perds.

     

    Le silence tue la souffrance en moi,

    l'entends tu ? Est ce que tu la vois ?

    Il te promet, fait de toi un objet sans éclat 

    Alors j'ai crié, j'ai pensé à toi

    J'ai noyé le ciel dans les vagues, les vagues

    tous mes regrets, toute mon histoire,

    Je la reflète.

    Je suis rien, je suis personne

    J'ai toute ma peine comme royaume

    Une seule arme m'emprisonne

    Voir la lumière entre les barreaux

     Et regarder comme le ciel est beau,

    Entends tu ma voix qui résonne

     

    C'est un SOS

    Je suis touchée, je suis à terre

    Entends tu ma détresse

    Y'a-t-il quelqu'un ?

    Je sens que je me perds.

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

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